Maintenant je fais dans le minimalisme, en attendant de retrouver de l'inspiration pour dire des bêtises à plus longue portée, plus de temps pour les imaginer, et aussi parce que ma vie quotidienne est un tout petit peu moinbs excitante depuis une semaine et quelque, ça ne fait pas de mal, mon coeur commençait à faiblir.
Ce matin je ne sais pas comment j'ai fait, je me surprends moi même quelques fois, je me suis levé avant neuf heures, vers huit heures 55, et sans réveil. Bon, le rideau de la fenêtre qui donne à l'est était ouvert, ça aide. D'ailleurs je m'étais réveillé vers six heures et, sous le charme de la beauté exquise du ciel légèrement nuagé et subtilement éclairé par les commençants rayons du soleil qui n'avait pas encore franchi l'horizon, je m'étais rendormi aussi sec.
Une fois vaillament levé, avec l'étrange et rare sensation d'être frais comme une truite (comme une truite ? plutôt comme un gardon), petit-dèj,
c'est maladif chez moi, il faut que j'avale quelque chose dans les dix minutes qui suivent mon lever sinon je suis saisi par la panique devant la perspective de tomber d'inanition comme une
mouche morte ou de subir une brutale crise d'hypoglycémie. Et comme ces jours-ci je planche dur sur le sionisme et l'indianisation des mapuche, j'ai besoins de sucres, d'ailleurs je ne devrais
pas être là devant mon ordinateur en train de conter mes péripéties matinales, sinon là devant mon ordinateur en train de conter les péripéties matinales et autres de Ben Gourion, Lautaro,
Weismann et Pedro de Valdivia.
En petit déjeuner, je me suis récompensé de ma participation d'hier aux courses chez l'horrible capitaliste Cora, en savourant une assiette de faisselle (c'est super bon) avec un mélange de
céréales type muesli mais pas trop sucré et bio, le bio a un goût divin (celui de la bonne conscience). Avec en prime un café, un de ces cafés dont je suis incapable de reconnaître l'intérêt
depuis quelques semaines, le gout ne provoque plus en moi l'émotion d'autre fois. Plutôt une sorte de fébrilité malsaine. La caféine sans doute
Puis, aprés avoir fait la vaisselle afin de prolonger un peu ce formidable décidément goût de bonne conscience dans tout mon organisme, j'ai tenté une pêche, je crois bien que c'était une pêche,
pas une nectarine, elle avait pas de poils partout, mais elle n'était pas bio et la bonne conscience n'a même pas pu compenser l'absence totale de goût dont elle était affublée (peut-on être
affubléé d'un goût ou même de son absence ? Ce n'est pas à moi qu'il faut demander, mais à la pêche. A moins que ce ne soit à la nectarine). N'ayant pas encore fioni ma pêche, qui était
pourtant bien mûre, je me suis mis dans les conditions nécessaires pour commencer à accomplir mes obligations universitaires qui me restent à court terme, c'est à dire, j'ai allumé l'ordinateur.
Et succombant au piège tout grand tendu par la technologie moderne qui fait tout pour que les gens ne pensent pas et se divertissent toute la journée, approfondissant les relations de dominations
qui les subjuguent, j'ai commencer â surfer sur internet et visiter cette pléthore de sites sans intérêts qui endorment notre conscience politique et sociale. Mon essai sur l'indianisation des
mapuche n'a donc pas bien avancé, chose à laquelle je vais m'efforce rde remédier sur le champ.
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