Mardi 6 mai 2008
Barack Obama, candidat démocrate aux élections présidentielles américaines.

A pretty improbable and interesting political scenario for the United States of America: a
Gore-Obama ticket
Believe me or not (Clinton is out of the question anyway), and it is the only possibility to get rid of Johnny McCain

by the way, remember: "it is incredibly dishonest to conceal the actual violence of the act of taking someone's life against their will".
Par Martin
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Lundi 5 mai 2008


Fuí a la casa de Neruda: pues tiene mucho humor, me confirmó que ha vivido.

Los habitantes de Cadena reaccionaron con mucho vigor ante la noticia.


Hay que abandonar el campo de combate, para proteger los huevones y su mente trastornada del tablero de ajedrez, y el tablero de ajedrez de los huevones y su mente trastornada.


Quería ir a Viña, sentarme en la playa y leer Cien años de soledad, para poder decir después : fuí a Viña, me senté en la playa y leí Cien años de soledad. No lo hice, porque dejé los huevones ejercer su mediocridad trascendental en paz toda la noche. Igual tengo dos tercios de Cien años de soledad que me quedan.

La mediocridad trascendental empieza a las seis de la mañana sobre todos los canales de
televisión, y es multidimensional: puede dañar las orejas de los vecinos.

El Rey huyó, se cayó y los huevones le cortaron la cabeza. Algunos dicen que lo empujaron, pero hay que confirmar. Condorito está investigando.

Al presidente Balmaceda no le gustan las bicis, debe formar parte de una reacción en cadena.


En los talleres de reparación de las bicicletas, uno se da cuenta del estado pésimo en el cual se encuentra el mundo (hay que cambiar los cambios. no cabe duda).


PS: tengo pantalones amarillos para compartir: Neruda is quite dead.
Par Martin
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Jeudi 1 mai 2008

The Republican party has hijacked traditional conservatism, Andrew Bacevich says.

"From an orthodox conservative point of view it became apparent to me that of the three candidates--Hilary Clinton, John McCain, and Barack Obama--Obama was clearly the best. And not because he is a conservative--he is not, he is clearly a liberal--but because I believe he is the one candidate who will end the Iraq War and I see that as the overriding issue.

Electing Obama is not going to put people in his inner circle that reflect my views. But he is going to end the war, which will drive a stake through the heart of these preposterous ideas that came out of the cold war: that we live in a unipolar moment; that we are the world's indispensable nation; that US global military supremacy is the crucial instrument to advance our interests. An Obama presidency would discredit a set of ideas that I view as malignant, and killing those malignant ideas will lead to a debate over foreign policy that could yield a new set of principles that would be better for conventional conservatives and other people as well.

(...)

It is my sense that his mind is not made up about foreign policy despite the way he recites certain clichés. He says he will end the war more emphatically than Senator Clinton, who voted for the war and maintains a fairly belligerent tone. She says she'll end the war, but in a framework that still suggests a more belligerent posture than we get from Obama.

My hope is that once in office Obama would undergo a very rapid education and that he might reach conclusions about our role in the world that would differ from the conclusions that McCain and Clinton have already drawn and will likely remain committed to. And once the doctrine of preventative war is renounced, you can begin to think more narrowly of the role of force in American foreign policy and to advance significantly different points of view."

http://www.thenation.com/doc/20080512/vila



applause

Par Martin
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Mercredi 30 avril 2008

il fait si frooiidd chez Tristan
Par Martin
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Dimanche 27 avril 2008

Dear Hillary,

I didn't care about the consequences of my 2000 run (not that I ever admit that there were any! Florida? Not my fault!) and neither should you care about the consequences of staying in the primaries. Consequences is for sissies and people who don't care about the First Amendment and other high-minded stuff. Besides, the Democratic party is evil! If dragging out the primaries till June or July hurts it in November, so much the better -- you might do for the Dems in 2008 what didn't do (did not! did not!) in 2000. I understand exactly how painful it must be to have everyone crushing so hard on Obama-- he's bewitched a lot of my former supporters too, which I just don't get, since he is, after all, a Democrat, like, um, Al Gore. It's like they've forgotten that the parties are basically the same and that the most important thing is to just express yourself no matter what. In fact, if you lose the nomination, why not run on your own? that's what I'm doing -- it's fun!

Sincerely,

Your new best friend,

Ralph



http://www.thenation.com/blogs/anotherthing/304747


...
Par Martin
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Samedi 26 avril 2008


 And the winner is... John Mac Cain

Il va falloir vous y faire

C'est pas demain la veille qu'un black gauchiste va présider ce pays de réactionnaires !!!

Par Martin
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Mercredi 23 avril 2008



Hier Mardi 22 avril à 19 heures, Plaza Italia, toutes et tous à manifester contre la décision du tribunal constitutionnel qui officiellement ce vendredi a interdit la distribution gratuite de la pilule du lendemain dans les centres de santé publique, au nom de l'interdiction par la constitution de 1980 (modifiée à la marge depuis 1990 et la fin de la dictature militaire) de l'avortement. Le Tribunal s'était prononcé après avoir été saisi par un groupe de parlementaires de droite (Renovación Nacional et Unión Democrática Independiente). Ces partis, qui viennent de prendre le contrôle de la majorité au Sénat en s'attirant les faveurs de quelques élus indépendants (opportunistes issus de la gauche pour la plupart), se sont réjouis de l'évènement , comme il se doit, à l'unisson de l'Eglise Catholique et du président de l'épiscopat, Monseigneur l'archevêque Goic. Au contraire les mouvements sociaux progressistes en général, et féministes en particulier, ont exprimé leur indignation devant un retour en arrière de quarente ans. Quant au gouvernement et la coalition de "gauche" l'appuyant (chose assez notable si l'ont se souvient que le premier parti de la Concertación est la Démocratie Chrétienne), ils ont unanimement regretté l'évènement, et recherchent en ce moment des solutions pour rendre inneffective la décision (par voie législative ou via une réforme de la constitution).
En attendant donc, manifestation hier à 19 heures à partir de la Plaza Italia, comme toutes les rares manifestations, et jusqu'à la Moneda, Palais de l'exécutif. Une des rares manifestations autorisées et de poids depuis mon arrivée au Chili. Sans doute parce que le gouvernement est d'accord avec la cause défendue, et que cela lui permet de faire démonstration de force face à la droite, qui a le vent en poupe ces temps-ci (et vient de destituer la ministre de l'éducation).
En arrivant à pied par Alameda à Plaza Italia, vers 19 heures, sachant que je suis encore ponctuel, pas comme les chiliens, je me suis vite rendu compte que pour une fois si, ils avaient été ponctuels, et plus que moi, si on peut appeler ainsi le fait d'arriver en avance. Ils oú elles, parce qu'il faut avouer qu'à vue de nez, les personnes de sexe féminin étaient très majoritaires, environ les deux tiers de la marée humaine qui couvrait la principale place de la ville. Une vraie marée humaine, la première vue au Chili pour ma part, pays oú les gens sont moutonniers comme partout mais plus pour aller acheter au mall que pour manifester ses opinions politiques. Les journeux de ce matin estiment le nombre de manifestants à plus de 10 000, un évènement. Beaucoup de femmes donc, et surtout des jeunes, mais une présence notable du genre masculin et de femmes plus âgées. De fait les enquêtes d'opinion montrent que les trois quarts des chiliens sont en désaccord avec la décision du tribunal, y compris bien des catholiques - d'ailleurs, de nombreuses femmes ont décidé de déposer, mardi prochain 29 avril, une demande d'excommunication à leur paroisse, façon de protester contre la position réactionnaire exprimée par l'épiscopat.
En longeant le cordon de carabineros, qui tentent de maintenir une voie de passage pour les bus, je finis par rencontrer Valentina, qui accompagne la délégation de l'université. Ça n'aura pas servi à grand chose parce que dès que le cortège commence à progresser vers la Alameda, je les perds et me condamne à faire le petit kilométre qui nous sépare de la Moneda en compagnie d'inconnus. Et occasionnellement d'un Pape flanqué d'une bonne soeur, qui nous harangue sans relache et avec un sens prononcé d'humour gestuel depuis le balcon d'un immeuble du côté nord.
Parmi les slogans: El que no salta es Opus Dei, El que no salta es Opus Dei, tout le monde saute évidemment ; El que no salta es un facho maricón, El que no salta es un facho maricón, idem; en s'approchent d'une délégation du PPD (un des partis de la coalition de centre-gauche), El que no salta es PPD, el que no salta es PPD, tout le monde saute y compris les PPD, avec un sourire amusé; même chose avec la DC (démocratie chrétienne), etc. Pancartes diverses et variées, notamment des photos de leaders de la droite, et de Pinochet, avec la légende: Sa maman n'a pas pris la pilule. Prévenons les grossesses non désirées; Sexo cuando quiero, hijo cuando decido; Nosotras parimos, nosotras decidimos (C'est nous qui accouchons, c'est nous qui décidons); Stop à la dictature du tribunal Constitutionnel; Aujourd'hui ils sont pour la vie, pendant la dictature ils tuaient avec la DINA (service de persécution politique, torture et exécution du régime de Pinochet); Maintenant les juges se mettent dans ton lit, etc.
Très vite on arrive à La Moneda, Plaza de la Ciudadanía, avec scène et concerts gratuits en hommage à la pilule du lendemain. Je me retrouve avec des camarades du cours d'histoire, mais j'ai très faim alors comme je n'habite pas très loin, je préfère rentrer chez moi, on ne se refait pas.
En somme une soirée de galvanisation collective, de célébration conviviale du progressisme et du féminisme, l'occasion d'une démonstration de force et d'appui populaire au gouvernement sur ce thème (un des seuls, disons-le). Mais rien de plus qu'un dialogue entre personnes déjà convaincues, qui plus est engagés pour la plupart d'entre eux (elles) dans un combat qui peut être interprété comme la simple défense de leur intérêt egoïste (par l'Eglise, j'entends). Le grand défi, ce serait tenir un discours capable de convaincre les conservateurs sincères (je ne parle pas de la droite politique) du bien fondé du libre usage de la pilule du lendemain, voire du droit à l'avortement. Je pense qu'il est même possible de le faire en ayant recours aux ressources éthiques du catholicisme. Par exemple, l'épiscopat chilien s'est réjoui de la décision du tribunal constitutionnel, au nom du respect de la vie. Mais une autre exigence morale, aussi chrétienne, aurait pu leur faire adopter une position contraire: au nom de l'équité, il est aberrant d'interdire la distribution gratuite, et donc aux femmes les plus démunies,  de la pilule du lendemain, alors que sa vente dans les pharmacies (aux jeunes filles au portefeuille fourni) reste autorisée. Y compris la légalisation de l'avortement peut se justifier suivant le même schéma: son interdiction, outre le fait qu'elle ne le rende pas impossible, ne fait que mener à une injustice, entre la femme de milieux populaire qui est forcée à choisir entre un avortement clandestin et dangereux et un enfant non voulu qu'elle n'aura pas les moyens d'élever correctement; et d'autre part la femme chic qui peut se permettre sans aucun risque, de se rendre dans la clinique la plus proche et se faire avorter clandestinament mais dans des conditions optimales par des docteurs expérimentés (voir La Nacion Domingo de ce week-end).
Alors oui, les progressistes doivent se mettre à parler aux réactionnaires.
Par Martin
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Mardi 22 avril 2008
Si los procesos participativos no se vinculan a otras iniciativas como la concienciación y la educación o no integran en cada momento una visión global, nada apunta a que se pueda alcanzar una mejora automática del sistema vigente. Pero, ya que nos referimos a una imprescindible visión holística (véase el lema «pensar globalmente, actuar localmente»), seguramente haría falta dejar claro que para muchos ecologistas el ‘ecologismo’ es mucho más que la conservación romántica de la Naturaleza. Se trata ante todo de un proyecto político, humano y emancipador, es decir, un proyecto que pretende, desde la solidaridad y la justicia, aumentar la autonomía de los seres humanos y no humanos. En este marco no cabe duda de que existe una conexión intrínseca entre ecología y democracia. Dicho de otra manera, la democracia —preferentemente participativa— es para la ‘ecología política’ una condición necesaria, aunque no suficiente, para un proyecto transformador basado tanto en el respeto de los ecosistemas como en la justicia social y la libertad.

Florent Marcellesi, http://www.rebelion.org/noticia.php?id=66323

autrement dit:

Si les processus participatifs ne s'articulent pas à d'autres iniciatives, comme la conscientisation et l'éducation, ou n'intègrent pas à tout instant une perspective globale, tout indique que le système en place ne pourra s'améliorer automatiquement. Pourtant, puisque nous nous situons dans le cadre d'une indispensable  perspective holiste (voir le fameux slogan Think global, act local), il faut souligner que pour bien des écologistes, l' "écologisme" est beacoup plus que la conservation romantique de la Nature. Il s'agit avant tout d'un projet politique, humain et émancipateur, c'est-à-dire un projet qui prétend, à partir de la solidarité et de la justice, conquérir plus d'autonomie pour les êtres humains et non-humains. Dans cette perspective il est évident qu'il y a un lien intrinsèque entre écologie et démocratie. Autrement dit, la démocracie -de préférence participative- est pour l' "écologie politique" une condition nécessaire, mais non suffisante, au succés d'iun projet de transformation basé autant sur le respect des écosystèmes que sur la justice sociale et la liberté.
Par Martin
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Lundi 21 avril 2008

Calle Merced.

Trois coups de timbre me réveillent à sept heures du matin, sept heures du matin un lundi, sans cours ni aucune obligation de la matinée, qui est ce barbare, un fêtard de la plaza Brasil peut-être. Rien à faire sinon rester blotti dans le lit douillet en priant très fort pour qu'il s'agisse d'un non recidiviste. Mais bientôt de nouveau le tuttuttut strident, un rythme impeccablement tertiaire, régulier, on sent la confiance en soi du criminel. Ça ne peut être un type trés alcoolisé, ni un inconnu s'il s'acharne à réveiller les habitants du département 205... Moi pour ma part je n'attends personne alors je persiste et signe, non, je ne bougerai pas. Dans la chambre d'à côté la Pancha se lève, moins décidée que mi à faire respecter son sommeil, sort dans le couloir, le bruit irrémédiablement désagréable de savates qui heurtent le plancher flottant à chaque pas, gnn, bref. Répond au citófono, ouvre la porte. Au bout de quelques instants, un hola jovial et avé l'accent (pas de Marseille, mais de l'île de Ré. s'ils ont un accent, jessais pas). Amérigo ! Evidemment il fallait qu'on le voie une dernière fois avant que, à midi, son avion parte pour Paris, via Sao Paulo (mais à sept heures ? bref.) J'avoue ne pas en avoir fait un point d'honneur, parce que l'ouest de la France, ce n'est qu'un grand mouchoir, bondé peut-être, mais un grand mouchoir. Assez petit pour qu'on puisse se revoir sans devoir effectuer un vol transatlantique(s). De toute façon, on l'aurait vu une dernière fois, quand on voit quelque un on le voit forcément une foispour la dernière fois. Dans ce cas ça aurait été l'avant-veille, dans l'après midi. Et supposément le jour d'aprés, his last complete day in Chile, mais pas de nouvelles. Retour au présent, et à l'ici: en somme cela veut dire que je dois me lever. A sept heures. Ça ne m'était pas arrivé depuis longtemps. Le Chili, ça vous mine la discipline (façon de parler, parce que d'un autre côté, bon, hum.). donc je me léve, all the world is a stage, il faut bien continuer à reproduire ce joli rôle d'êtres civilisés et préoccupés. Lever, habiller, sortir de ma chambre et Aimeric, cómo estai, un abrazo. Un abrazo, malgré la tristesse du moment, pour moi pas trop, je le répète, mais pour lui si, qui quitte un pays, des gens, des lieux, qui se sont mis à compter beaucoup, beaucoup, en l'espace de quelques mois sabbattiques. (Y a t'il deux b à sabattique ? et deux t à sabbatiques ? Bonne question). Omar lui n'a pas fait l'effort de sortir de son lit douillet, de s'habiller et de sortir de sa chambre. Quelques minutes de parlotte, je propose un café. Surtout parce que j'ai grande envie d'un café, en fait, il est quand même sept heures. Double refus. Non. Il est sept heures et ils refusent un café. Nouvel item à ajouter à la liste des crimes contre l'humanité (après les biocarburants, la semaine dernière par Jean Ziegler.). C'est pas possible. le pire c'est que du même coup ils me le refusent à moi parce que la flemme d'aller faire un café pour une seule personne, quand bien même ce soi moi, de sa part ce serait bien égoïste de l'exiger de ma part. Surtout qu'il ne s'agit pas de café soluble, mais moulu, et que le filtre metallique de la cafetière ne marche plus, ce qui m'oblige à faire du café turc, ce qui est bien meilleur mais plus long (mais trop bon, eso si.). Pas de café donc, de toute façon il y a à peine le temps, Aimeric doit être de retour à Pedro de Valdivia con Providencia à huit heures, une heure aprés sept heures. Là bas passe le transvip orange qui transporte les voyageurs européens entre la ville et l'aéroport, dans ce cas Aimeric et Eva, qui ne s'est pas levée pour nous dire au revoir, la méchante. S'il faut venir me réveiller à sept heures, tant qu'à faire que ce soit un deux en un. A vrai dire la pensée m'avait traversé l'esprit, un instant, quand l'éventualité était encore assez loin temporellement pour qu'elle paraisse envisageable, d'aller les accompagner à l'aéroport, sorte de préambule, ou d'entrainement, pour le vingt-sept juillet, veille de mes retrouvailles aves les fromages hexagonaux (miam, miam, sincèrement). Omar avait été jusqu'á l'évoquer verbalement, ce qui est très dangereux, quand on s'engage explicitement on peut vous demander des comptes, après, genre accompagner quelqu'un à l'aéroport, à sept heures du matin. Sept heures vingt, la matinée se fait grignoter, lentement, je vais à peine pouvoir me recoucher et en profiter, vraiment. Je vous jure, le mauvais esprit. Incapable de me créer la représentation mentale de ce moment comme un avant-goût de ma propre performance de l'ante-ante-ante-penultième jour de juillet, 2008. Un sourire en me souvenant de l'horaire de mon avion: 15 heures, pas besoin de se lever à sept heures. mais comme je suis maniaque et prudent j'aurai mis le réveil à sonner, je parie. Martin, tu abuses. Laisse moi dormir. Sept heures vingt, si Aimeric veut attraper son transvip il ferait mieux d'aller prendre le metro maintenant, même si les santiaguinais ne sont pas assez fous pour se lever avant sept heures pour aller le bonder à sept heures et demie. On a beau vivre dans un pays neolibéral, il y a encore des libertés publiques. (malheureusement, ceci est de l'humour.). Mentalement je me dis que ce serait terriblement malpoli, mais formidablement confortable, de ne pas aller l'accompagner jusqu'à la station de métro, à trois blocs de là. Tout à mon dilemme je laisse couler, jusqu'à ce que Omar fasse pencher la balance du côté le plus frileux, surtout que je ne pense pas à me couvrir plus qu'avec un T-shirt. Ici l'automne ne sent pas l'automne, il sent l'otoño, c'est autre chose, et on à l'impression d'être encore en été, surtout avec le niveau d'ensoleillement. Les mains profond dans les poches, les pieds en espadrilles, j'aimerais être une marmotte. Arrivés à Cumming con Compañía je me rends compte, à mon plus grand regret, qu'il reste encore une centaine de mètres avant la chaleureuse bouche de métro, à sept heures du matin son souffle chaud ne constitue pas une haleine désagréable. Devant l'entrée une femme fait son beurre pas grand chose, en vendant des queques, vive l'économie de marché, elle répond aux cris de faim des subalternes commuters de cette ville-monstre. En sortant je ne raterai pas l'occasion de m'en acheter un. Il faut attendre d'être descendu jusqu'au deuxième niveau pour sentir l'air chaud du réseau metropolitain. ce n'est pas encore la foule. Un abrazo con Aimeric. Puto francés, on ne t'oubiera pas. Un abrazo. ces moments dont on ne se rend pas compte de l'importance, sur le moment. Ou plutôt: auquels on est incapables de donner de l'importance, sur le moment. Aprés viennent les regrets. Il n'avait qu'à ne pas me réveiller à sept heures. Je vous jure, le mauvais esprit que j'ai, aujourd'hui. Finalement Aimeric, vaillant, s'avance vers les portiques, un ticket à la main. le ticket ne veut pas rentrer. Evidemment, il le met par oú il devrait sortir. (ou bien serait-ce l'orifice pourles passe-partout des gardes de sécurité, le doute m'assaille. Avec la carte Bip le ticket est pour moi depuis des mois un extraterrestre). Il a les idées ailleurs, tu m'étonnes. Finalement Césame s'ouvre, il passe, hésite un instant entre la gauche et la droite, pour une fois il vaut mieux aller à droite, direction Vicente Valdés, sinon il va buter sur Quinta normal, pas très malin. Sur le quai il nous fait signe, s'engouffre dans une rame déjà bondée.

Par Martin
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Lundi 21 avril 2008
yaaaaa
qu'est ce que c'est que ces têtes de croquemort

les allemandes, je vous jure
Par Martin
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